• Goldmund-Sometimes

    Genre: ambient, modern classical

    Année: 2015

    Goldmund-Sometimes

    Goldmund est un pseudo de Keith Kenniff, connu également sous son autre pseudo de Helios, pas mal prolifique et donc une actualité pas si facile à suivre.

    Dans mes errances des tréfonds du net j'ai lu de bonnes choses par des gens fiables au sujet de ce dernier opus, avec une pochette qui a tout de suite attirée mon attention, et ce fut donc une bonne intuition.

    Au départ je ne connais pas cet artiste, multi instrumentaliste plus précisément spécialisé dans le piano, formation professionnelle au Berklee College of Music à Boston, 34 ans à peine et déjà une discographie de qualité visiblement.

    Quand on plonge dans son oeuvre, ou du moins dans celle ci, ce qui frappe au premier abord est une typologie purement minimaliste, ici il ne sera pas question d'une oeuvre de virtuose purement orientée piano classique, Keith Kenniff opère plus spécialement dans le modern classical, les notes sont distillées patiemment comme venant d'un passé heureux, nostalgique, la mémoire du beau, avec des phases alternatives plus sombres.

    Le disque s'écoute comme un livre ouvert, un récit, une éloge du beau, de l’émotionnel, inlassablement, une fois bien assimilé cependant, le paradoxe de la richesse d’œuvres minimalistes.  

    Les pièces sont plutôt courtes et s’enchaînent parfaitement, avec la maîtrise incandescente, une luminosité discrète dans les couloirs du temps enfoui.

    L'aspect drone se fait discret, juste ce qu'il faut pour venir dorer l'ensemble sobrement triste, véritable référentiel des confins de l’âme enfantine, une charge émotionnelle forte donc, minutieuse et talentueuse, de la musique juste, des notes dans l'oubli, des notes de l’âme.

    Ce n'est pas mon genre de m'étaler donc je conclurai en disant que c’est putain de beau et que j'ai trouvé la un artiste qui me parle beaucoup, mais qui se mérite, un petit chef d'oeuvre, et je ne manquerai pas de m'y intéresser de très près.

    Sublime.


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  • Bersarin Quartett-III

    Genre: Ambiant, électronique, modern classical

    Année: 2015

    Voila un disque que j'attendais avec impatience, le nouveau Bersarin Quartett, artiste figurant au catalogue de l’infatigable label Denovali qui se maintient dans l’excellence depuis longtemps maintenant avec un panel d'artistes riches, variés et abondants, il n'est pas étonnant d'en voir beaucoup parler ici ou ailleurs tant il s'est élevé au rang de référence au plus haut niveau.

    Bersarin quartett pour le qualifier simplement est un artiste modern classical, dans la veine typiquement allemande de grande qualité, si vous parcourez un peu le net au sujet de ses deux précédents albums vous pourrez constater que les qualificatifs de chef d'oeuvre ne manquant pas pour qualifier le travail effectué par ce discret artiste dont on a ignoré pendant longtemps l'identité exacte.

    Alors qu'en est-il de ce nouvel album?

    A la première écoute l'ensemble se veut plus aérien et vaporeux que ses anciennes productions avec une linéarité moins marquée, la disparité étudiée entre l’électronique et le plus purement classique devient plus équitable avec une production qui va influer dans un sens plus drastiquement émotionnel en maintenant une forme de quiétude sinueuse.

    Un travail plus mental ou chaque note pèse de son importance, au départ le disque étonne de part sa qualité comme à l’accoutumée chez cet artiste mais avec le niveau d’excellence des précédents opus il est légitime de se demander comment le génialissime faux Quartett va rebondir et aborder le renouvellement de la qualité.

    La réponse se trouve dans un disque moins directement accessible qui demande un effort personnel plus conséquent pour être abordé correctement, du moins chez moi, le disque pénètre l’auditeur au fil des écoutes du fait de son intelligente construction, à la frontière du récit sonore, un oeuvre à contempler intégralement qui se mérite.

    Au bout du chemin vient le constat, un nouveau chef d'oeuvre, le troisième en trois albums, pas moins, combien d'artistes entretiennent tant d'intelligence et de talent dans la régularité? bien peu.

    Ce dernier disque en date est de plus mon favori du bonhomme, vient un temps ou on ne trouve même plus de mots pour qualifier un artiste tel que celui ci.

    Respect total.


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  • Pink Floyd-The endless river

    Genre: Nature et déconvenue

    Année: 2014

    Ce Pink Floyd tant attendu comblera aussi bien les fans de la première heure que l’inconditionnel de Rihanna ou tout autre mélomane moderne, jamais on ne s'ennuie durant l'écoute de cette symphonie délicate, le groupe (même y'a des morts qu'ils jouent dedans) contourne habilement la caricature pompeuse et bric à brac des éloges du passé, ici place à l'inspiration, au renouveau.

    Ce qui frappe c'est avant tout cette volonté de mettre en avant un contexte moderne, en ce sens le groupe brille par son savoir faire en allant puiser notamment des sons inconnus de l'auditoire amateur de musique no mainstream, rien dans ce disque ne laisse transparaitre du déjà entendu, un ravissement de chaque instant qui captive l'oreille et nous amène à nous interroger sur la condition de l’être et sa responsabilité dans la disparation des bb phoques dans les calottes glacières inexplorées, un sens du voyage inquiétant et aiguisé, la nature et la découverte en somme.

    Indispensable.

    Bon......trêve de plaisanteries, c'est creux et long, on contemple le vide, à oublier rapidement, ce qui ne posera pas beaucoup de problèmes.


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  • Herbst9-Buried under time and sand

    Genre: Ambiant/Dark ambiant rituel

    Année: 2005

    Dans la galaxie des groupes que j'aime que c'est chiant que c'est même pas de la musique dixit les internautes grands amateurs de Dark ambiant devant l'éternel, je vous présente les joyeux lurons de chez Herbst9, un disque à la fraicheur estivale qui saura égayer vos journées, assurément taillé pour les ondes radios, qui ne connait pas Herbst9?? Personne ne connait? A bon ok.

    Bon ba ce sont des Allemands, un duo en fait, élevés au Inade dont ils sont en quelque sorte la relève, un autre duo Allemand du genre adulé avec leur classique Aldebaran paru en 1996, enfin adulé, c'est vite dit, connu par quelques amateurs du genre en tant que référence.

    Les gars de chez Herbst9 se sont spécialisés dans une ambiance plus rituelle et mythologique qui nous renvoie aux créations pyramidales, dans l'Égypte ancienne, au cœur des secrets antiques, comme un voyage initiatique.

    C'est un album que j'écoute de temps à autre, moins fréquemment que certaines autres productions du genre, demandant sans doute un état d’esprit plus propice, pas spécialement accessible comme souvent, il faudra savoir l'apprivoiser.

    Ce qui en fait une pièce remarquable et intéressante, c'est cette forme de projection écliptique entre ombre et lumière, agrémentée d'une forte puissance tellurique bien mise en scène, calme et vrombissante, car comme tout bon disque ambiant réussi, c'est avant tout une question de ressenti, soit on reste devant l'édifice et on se demande bien ce que c'est que ce foutu boucan appelé à tord musique, soit possiblement on y adhère à divers degrés d'appréciation.

    Remarquable pour ma part.


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  •  Biosphere / Deathprod-Nordheim transformed

    Genre: Ambiant expérimental

    Année: 1998

    Biosphere et Deathprod sont deux acteurs primordiaux de la scène électronique ambiant Norvégienne qui comporte en partie ce qui se fait de meilleur dans le genre, ici ils revisitent les travaux du pionnier Arne Norheim et son classique essentiel du genre paru en 1974 "electric".

    L'ambiance y est bien plus posée et ambiant se focalisant plus sur les aspects spatiaux éthérés et détails faisant le charme de l’œuvre originale, c'est une transformation réussie qui laisse libre court à un déroulement à l’opposé des séquences abruptes et subites des travaux de Norheim, ici tout se déroule lentement.

    Les deux artistes livrent une version lancinante et d'une certaine manière plus mélodique de l’œuvre malgré ses origines expérimentales, c'est au final une réussite, un hommage très personnel dans la conception mais aussi un excellent disque d'artistes d'exception que l'on aime entendre travailler ensemble sur de si bons projets.

    Il ne faut pas imaginer que ce disque s'adresse aux connaisseurs de l’œuvre originale principalement, c’est une expérience de toute beauté qui s'adresse aux amateurs du genre mais fait aussi office de parfaite entrée en matière pour appréhender la musique électronique scandinave aux merveilles nombreuses et variées.

    Essentiel.


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  • Halo Manash-Language of red goats

    Genre: Dark ambiant

    Année: 2008

    Halo Manash-Language of red goats

    Halo Manash est une formation Finlandaise qui officie sur le peu prolifique label Aural Hypnox qui est un gage de qualité dans les ambiances sombres mystiques de haute volée, cet album est le premier d'une trilogie comparable à l'évolution d'un arbre sacré, tout un programme.

    Composé de trois longues pièces musicales souterraines et caverneuses l'album fait l'éloge de la lenteur lugubre et l'expansion racinaire au travers des secrets de la terre ancestrale aux sombres dessins immémoriaux canalisant l’énergie sombre vers la surface terrestre libératrice.

    C'est un bijoux de Dark ambiant aux lentes vibrations nonchalantes étendues vers les tréfonds de la terre sauvage, on suit le cheminement tortueux et tentaculaire de racines glissant patiemment dans les profondeurs mystiques, ou résonnent les voix de la délivrance.

    Une production du genre exemplaire ou le développement sensoriel se fait plus important que la construction musicale stricte et habituelle, il faut se laisser porter par ce voyage aux variations subtiles et bien amenées, comme une forme de progression privilégiée au cœur des songes de la création bien avant toutes choses.

    Remarquable.


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  • Dale Cooper Quartet & The Dictaphones - Quatorze pièces de menace

    Genre: Ambiant/Dark Jazz

    Sortie: 2013

    Dale Cooper Quartet & The Dictaphones - Quatorze pièces de menace

    Les excellents Brestois de Dale Cooper Quartet & The Dictaphones nous honorent en cette année 2013 de leur troisième album "Quatorze pièces de menace" qui succède au déjà remarquable "Metamanoir", on reconnaitra sur cette nouvelle fresque noire musicale la présence de la délicate voix d'Alicia Merz alias Birds of Passage également signée sur le prodigieux label Denovali Records ainsi que quelques autres invités venus assombrir le tableau. 

    Je n'ai pas encore écouté le premier album mais le second avait été une grande découverte pour moi, une ambiance toujours noire inspirée partiellement de Twin Peaks comme l'évoque le nom du groupe.

    L'album débute sur un long morceau d'une vingtaine de minutes qui vient poser le décor démarrant par une introduction oppressante brusquement coupée suivie d’errements ambiant/Dark jazz du plus bel effet avec l'habituel saxophone qui vient souffler sobrement et purement son scénario noir.

    On trouve sur ce disque une ambiance moins linéaire que sur le précédant comme dans un rêve plus éparpillé, plus brusque par instants, entrecoupé de séquences plus percutantes.

    La musique reste en tous les cas fantastique plus particulièrement avec la présence d'autres artistes minimalistes épurés et talentueux dont je parlerai également dans ces pages.

    Je préfère  ne pas trop en dire sur ce disque et ce groupe dont je suis un grand admirateur, je reste bref et simple, le mieux étant d'écouter s'étendre le rêve pour mieux le vivre.


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  • Inade - Aldebaran

    Genre: Dark ambiant

    Sortie: 1996

    Inade - Aldebaran

     Dans l’espace résonnent des voix, des voix venues hanter le néant, indicibles,  quelque part entre l'infini et de ténébreuses entités omniscientes, les entendez vous?

    Nous n'avons pas la trempe de les repousser, ces grondements féroces immémoriaux, sombres présences immatérielles taraudant nos âmes mortelles.

    Des confins de l'univers aux profondeurs tortueuses de la terre, nous le sentons vibrer en nous, ce vacarme stellaire recouvrant de sombres dessins la lueur de nos âmes.   

    Les échos de la chose sont ici et partout dans l'immensité de la création, encrés dans la lave ravageuse  en fusion de l'immensité céleste, ou corps et âmes inaptes des nôtres ne peuvent s'aventurer.

    Quand arrive la fin du voyage sonore, nous sommes conviés à nous interroger sur l'avenir de notre astre bleu, la nuit des temps nous apportera t-elle son sombre secret déployé dans l'éternel.

    Mystère.

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    Inade est un duo allemand qui a sorti cet album référence du genre en 1996, sombre et ténébreux à tonalité  electro/indus, un chef d'oeuvre à connaitre pour amateurs du genre.


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