• Steven Wilson-Hand, cannot, erase

    Genre: Pompeux, chiant, soporifique

    Année: 2015

    Steven Wilson-Hand, cannot, erase

    Voila donc le disque dont tout le monde parle, celui qu'il faut avoir écouté, la sphère musical retient son souffle, un nouveau Steven Wilson débarque, la presse est au diapason, les éloges sont nombreuses.

    Pour d'autres dont votre serviteur le défi est tout autre, se faire moins considérablement chier devant cette oeuvre dite majeure qu'avec ses précédentes livraisons, combien de temps ce nouveau Steven Wilson va t'il retenir mon attention, en combien de temps l'indifférence totale va t'elle faire son oeuvre?

    Parfois dans un élan de folie optimiste on se dit "pourquoi pas", serait-il possible que je ne me fasse pas copieusement chier avec du Steven Wilson dernier cru tant admiré par le peuple?

    Bien, je reste éveillé, rompu à toute forme de sommeil immédiat profond, je suis armé potentiellement pour le prog' de 'Steven, alors?

    Apprécier un disque de 'Steven c'est véritablement courir après des chimères, une véritable mission, les premières minutes commencent et on tente de subsister, de trouver le chemin qui nous fera croire en un disque passionnant de Steven, mais très vite le constat récurant arrive, je me fais (encore) chier et le bastringue m’indiffère.

    Deux ou trois morceaux à tout casser sur lesquels on pavient à peu près à rester attentif qui ne parviennent pas à amorcer l’intérêt,  on se surprend vite à réviser sa liste de courses et bailler, arrivé à la moitié du bazar on ne se rend même pas compte qu'on a déjà zappé le vide pour le dernier Ryley Walker. C'était quoi ça déjà? du Steven Wilson, ha, ok, captivant........

    Il n'y a pas grand chose à faire, jamais je ne verrai la lumière. Lisse, plat, pompeux, voix anecdotique, à la frontière du somnifère, voila un enjouement qui restera un mystère de l'humanité pour moi.

    Toi camarade qui te fais considérablement chier avec du 'Steven et son prog  bien précieux tout propre, sache que tu n'es pas seul. 


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  • Arne Nordheim-Electric

    Genre: expérimental bruitiste

    Année: 1974

     Arne Nordheim-Electric

    Un disque étonnant et passionnant pour amateurs de musique d'ambiance bruitiste, œuvre expérimentale de 1968 du Norvégien Arne Nordheim qui se compose de cinq pièces conçues entre 1968 et 1970, on le trouve parfois dans la dénomination des compilations mais c'est bien  à un album auquel nous avons affaire ici, en fait les morceaux sont cohérents et se complètent parfaitement.

    Le travail sur le son est absolument remarquable pour une pièce de 1968 avec un rendu d'une finesse et d'une clarté agréable qui saupoudre ces expérimentations d'un charme particulier, il flotte dans ce travail une forme d’innocence céleste qui impulse une ambiante lunaire à la dualité délicieuse.

    On entre ici dans un travail de création purement spatial qui laisse dériver des manifestations délicates et perturbées de pensées humanoïdes imbriquées dans le temps mystifié, quand soudain surviennent des voix d'enfants perturbantes comme venant défier l'innocence de la jeunesse, avant de nous expédier vers d'autres horizons tumultueux dans un cycle temporel instable.

    Des sons subtils, technologiquement humains et captivants s'impliquent dans ce grimoire ouvert qui se contemple avec passion et délice nous faisant poser le pas sur les astres dans un panorama stellaire vibrant et intriguant.

    Fabuleux.


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  • Daft Punk-Random access memories

    Genre: Néant artistique

    Sortie: 2013

    Daft Punk-Random access memories (Joke)

    Ne vous y trompez pas, ce disque est sombre, rare sont les instants ou la musique aura souffert d'un tel recueil de torpeur et de cynisme, j'ai osé m'y plonger quelques instants pour en tirer tous les secrets qui en font ce chef d’œuvre si adulé par le peuple, oui j'ai osé et j'ai même tenu jusqu'au bout, ceci dit je n'en suis pas mort, mais j'ai souffert, un disque épique qui laisse l'auditeur ravagé et décousu, une expérience intense, aux frontières du suicide.

    Prosternez vous, c'est le chef d’œuvre de la presse généraliste, l'apothéose de la french se touch, la fierté d'une nation, puisqu’on vous le dit que c'est formidable, c'est que ce doit être vrai.

    Je dirai que ce disque invente un nouveau concept jusqu'alors jamais osé, quelque chose qui nécessite de prendre des risques, il fallait se démarquer et c'est franchement réussi, c'est alors que quand les gloires passées du Funk avaient atteint la plénitude, les génies de Daft punk nous assènent le concept de platitude.

    Ça gerbe de vocodeur à chaque recoin de chanson, ça daube le strass et paillettes de productions biens léchées french se touch, le premier morceau, plutôt anecdotique s'il en est, véritable fake de funk à la sauce rétro imbuvable ouvre la trame de façon claire, pleurez mélomanes, la soupe est servie, tiède et fade, il y en aura pour tout le monde, jusqu’à l’écœurement, on vous l'a répété, c'est beau et c'est bon, fait donc comme grand mère te disait jadis, mange ta soupe.

    Je n'ai pas retenu grand chose de cette production pompeuse et bien dans le rang qui veut se la jouer nostalgique funko retro branchouille, arriver au bout de ceci est particulièrement laborieux et il faut s'armer d'un courage certains, un disque qui ravira les gens peu curieux et biens encrés dans leur petit monde pleins de paillettes de de niaiserie.

    Bien assis sur le trône des rois de la vente à emporter en service rapide auprès de leur rival french se touch David Gateau, les Daft Punk nous prennent pour des Ânes avec de la fiente parfumée et étiquetée Yve Saint Laurent, c'est degueu mais il parait que ça présente bien.

    Si il vous prend l'envie de vomir à l'écoute de cette œuvre sombre et rude, d'un cynisme rebutant, n'oublier pas la prochaine fois de préparer le sac façon air France, ca risque de tanguer.

     Courage.


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